Titres, chapeau, intertitres : comment structurer un article pour le web 🤩

Pour optimiser l'attractivité d'un article web, soignez le fond et la forme. Clarifiez et structurez les niveaux de lecture (titre, chapeau, intertitres). Ensuite, soignez la lisibilité. Enfin, optimisez les balises méta. Mode d'emploi.

il y a 4 mois   •   7 min de lecture

Par Cédric Godart
Table des matières

Un internaute passera 30 secondes en moyenne sur votre page. La structuration d’un article web est donc capitale pour lui garantir une identification rapide du sujet traité. Elle s’avère également déterminante pour susciter l’intérêt du lecteur potentiel à poursuivre la lecture. L'occasion de résumer les meilleures pratiques en la matière.

Titre, chapeau, intertitres : la structure web idéale

Un article optimisé pour le web obéit à la même structure qu'un article de presse. Voilà qui ne devrait pas trop dépayser les journalistes (en tout cas sur le fond).

Pour assurer cette charpente, quatre éléments sont essentiels :

  1. Le titre (balise H1);
  2. Le chapeau ;
  3. Le corps du texte ;
  4. Les intertitres (balises Hn, allant de H2 à H6).
Des tags H1 à H6 en markdown dans IAWriter
Hiérarchie dans un article web : de H1 à H6

Titre

À chaque page web correspond un titre de niveau 1 et il répond à la balise H1. C'est le titre de plus haut niveau de votre article.  Il s'utilise quand on rédige pour le web en HTML, mais aussi en langage Markdown.

La balise H1 est le titre qui sera affiché en haut de la page web que vous consultez. Il sera donc l'équivalent du titre d'un article de presse, tel que vous pourriez le trouver dans un journal ou un magazine.

Le titre principal de l'article peut être identique à la balise meta Title (<TITLE>), mais pas forcément, nous y reviendrons un peu plus bas dans cet article.

Chapeau

Le chapeau (ou “chapô”) est un texte court dont le rôle est d'encourager à la lecture d'un article. Visuellement, le chapô est présenté avec une taille de caractère généralement plus grande que le corps du texte, voire en gras. Il contient (à la louche) 300 signes.

Rédiger un chapeau consiste à résumer en quelques lignes les éléments principaux de votre article : ce petit texte doit contenir les informations principales, les mots-clés les plus importants et quelques élements de conclusion.

Le chapeau ne doit pas être confondu avec la balise méta description, qui correspond à une description de l'article destinée aux moteurs de recherche (SERP).

Sous-titres : les intertitres

Pour faciliter la lecture sur un écran, les titres de second niveau vont permettre d’organiser le contenu à partir de la balise H1 qui fait office de Titre. On parle alors d’intertitre de niveau 2 (balise H2) pour identifier le sujet des différents paragraphes du contenu.

Dans le langage courant, l’intertitre peut être assimilé au sous-titre. Comme un texte (une thèse, un livre, un roman) est divisé en chapitres et en sous-chapitres, les balises sont hiéarchisées de H2 à H6, même si H4, H5 et H6 sont plus rares.

Pour créer des intertitres, il ne suffit pas de mettre en forme en utilisant des couleurs, du gras voire (pire) de l’italique. Il faut respecter les normes standardisées. Selon votre CMS (WordPress, Ghost, Drupal, Dotclear, SPIP), il s’agira de balises de type H1, H2, H3 ou de niveaux Titre 1, Titre 2, Titre 3.

Optimisation : importance de la table des matières et des métas

Outre la structure à proprement parler de l'article, vous devez veiller à ce que d'autres éléments viennent faciliter à la fois la lecture et l'indexation de votre page. Citons ici la table des matières et les balises méta.

La table des matières

Pour assurer une lisibilité optimale à un article, il convient de créer ce que l'on appelle une Table des Matières. Celle-ci va créer des ancres dans votre texte à chaque intertitre. Le lecteur pourra alors consulter le ou les paragraphes qui l'intéressent plus aisément.

Table des matières dans un article publié avec le CMS Ghost
Exemple de Table des Matières dans un article sur ce blog

Les CMS comme Wordpress et Ghost proposent souvent (en fonction du thème utilisé) une table des matières intégrée. Si ce n'est pas le cas, des greffons le permettent également par extension. Exemple pour Wordpress avec Easy Table of Content. Idem pour Drupal.

Contenu SEO : les balises Meta essentielles

Une fois le texte rédigé, n'oubliez pas de définir les balises méta. Celles-ci correspondent au titre, à la description, à l'illustration et à l'URL qui s'affichent dans un moteur de recherche lorsqu'un internaute trouve votre article ou votre page.

Il existe quatre balises méta principales :

  • La balise Meta Title : elle correspond au titre de la page dans le moteur de recherche (55 caractères recommandés) ;
  • La balise Meta Description : elle correspond à la description de l'article telle qu'elle sera affichée par le moteur (145 caractères recommandés) ;
  • L'illustration principale : l'image qui s'affichera dans le moteur de recherche pour illustrer la page ;
  • L'URL canonique : l'adresse web où se trouve l'exemplaire original de votre page.

Exemple de métas au sein du CMS Ghost. Sous Wordpress, vous trouverez également les extensions SEOPress ou Yoast pour créer des balises Title ou Descriptions.

Exemple de balise title meta description avec le CMS Ghost sur le site cedric.brussels
Balises méta pour un article avec le CMS Ghost 

Rédiger du contenu : conseils de structure

Une fois l'architecture fixée (titre, intertitres, images), votre texte doit épouser une forme optimisée pour le web, elle aussi. Vous avez certainement défini une série de mots-clés (principaux et secondaires) : n'hésitez pas à les insérer dans les balises de haut niveau (H1, H2, H3).

Le texte est long, confus et disharmonieux ? Voici quelques éléments à prendre en compte pour optimiser un article.

Pages web : les zones chaudes  

Lorsqu’on doit écrire pour un site web (quel que soit le terminal de réception du contenu, y compris les assistants vocaux), on accepte désormais une forme de pacte avec les moteurs de recherche.

On sait que ceux-ci affinent le référencement de votre contenu en fonction de ce que l’on appelle les zones chaudes d'une page. Ces zones correspondent peu ou prou aux balises que nous venons d’évoquer et à l’architecture de départ d’un article. La première zone chaude est le titre (H1). La seconde correspond à l'introduction (chapeau). Viennent ensuite les premiers paragraphes et les images.

Les images sont un maillon essentiel de votre article. Elles offrent des repères visuels, parfaitement adaptés aux écrans. N'oubliez pas de définir un titre pour chaque image, ainsi qu'une description succincte. Vous enrichissez alors le potentiel SEO des images.

On peut considérer que les 100 premiers mots sont primordiaux pour assurer la lecture du reste de la page (le plus loin possible, en tout cas). De nombreux experts SEO considèrent que Google et Bing donnent la priorité au haut du contenu, mais les algorithmes évoluent et les certitudes en la matière sont bien souvent… des suppositions.

L’importance des paragraphes courts

La lecture sur un écran de smartphone ou une tablette peut être éprouvante pour un internaute. Les sites web s’y sont adaptés ces dernières années, grâce à des modèles de pages dits adaptatifs (“responsive”), qui orchestrent la lisibilité de votre page en fonction de l’écran.

Lorsqu’on écrit pour le web, il ne suffit pas de faire confiance au gabarit du site. Il faut également en soigner la structure. Là aussi, les balises sont essentielles (titre et intertitres, éléments visuels) pour que le lecteur identifie où il se trouve et quelles portions du texte il souhaite lire. Toutefois, elles ne vous exonèrent pas de la nécessité de créer des blocs lisibles, visuellement acceptables et nettoyés de la plupart des fautes.

Un texte constitué d’un seul bloc long est votre pire ennemi. Plus les paragraphes sont courts (disons équilibrés pour ne pas vous inciter à la médiocrité), plus ils assurent une fixation visuelle chez l’internaute. Chaque paragraphe doit être bref, développer une idée et devenir le plus autonome possible.

Vous écrivez pour le web : pensez-y !

Pour être compris, apprécié et certifié par un moteur de recherche, votre contenu doit être lisible, pertinent, clair et... toujours répondre à la promesse du titre et des intertitres.

Ne jouez pas avec le feu en multipliant les mots-clés ad nauseam (cette époque-là est révolue). Pensez : Contenu de qualité !

Adoptez une structure aérée : des paragraphes courts (on l'a vu), des formulations claires, une ponctuation rythmée et des mots simples. Écrire pour le web n'est pas une activité littéraire : les moteurs de recherche n'ont pas encore assez d'abstraction pour appréhender vos envolées lexicales et les successions de subordonnées.

Le paragraphe est plus long ? Vous pouvez faire respirer le texte en allégeant la présentation du contenu. Pour cela, utilisez des listes à puces (énumération), par exemple.  Ne noyez pas le lecteur : il vous lit sur un écran (la plupart du temps). Rendez-lui la lecture plus agréable.

Exemple d'article de blog sur différents écrans avec une structure HTML
Un article bien proportionné et bien structuré dope l'indexation et facilite la lecture

Enfin, pour mettre en avant certaines portions d’un paragraphe, n’hésitez pas à mettre en valeur une suite de mots en caractères gras (<- comme ceci). Là encore, pour éviter de brouiller la lecture, n’abusez pas de cette technique. Notamment parce qu’elle peut vous être très utile en matière de référencement naturel.

Conclusion : ordre, structure et suite dans les idées

En utilisant un titre clair et un intertitre tous les trois paragraphes environ, vous assurez à votre texte une bien meilleure lisibilité, car vous guidez la lecture. Encore faut-il que chaque sous-titre donne une idée pertinente des informations qui s'y trouvent.

D'où l'importance d'y distiller, comme nous le disions, des mots-clés définis en amont de la rédaction, à la fois dans les intertitres et dans le corps du texte, en faisant usage de la balise <STRONG>, destinée à mettre en valeur le texte (ce que l'on appelle plus communément  « gras », en français).

La plupart des éditeurs de texte et des traitements de texte comprennent ces fameux niveaux de titres. Le moment est venu d'en exploiter le formidable potentiel en matière de référencement naturel.

Cet article vous intéresse ? Alors, partagez-le ! ☺️

Lire la suite