Comment rédiger une chronique radio

Quelques conseils pour une écriture plus efficace dans une chronique radio, un billet ou un podcast.

il y a 3 ans   •   2 min. de lecture

Par Cédric Godart
Photo by Fringer Cat / Unsplash
Table des matières

La radio est un médium fugace et généraliste. La rédaction de contenus peut y adopter une forme plus libre, parfois même théâtrale. Quelques conseils pour une chronique radio plus efficace, qui se vérifient également pour la création de podcasts.

La base de l’écriture radio

Pour réussir une intervention radio, quelques règles de base essentielles:

  • Adopter une structure linguistique simple (grammaire, syntaxe) ;
  • Ne pas trop s’éloigner de l’indicatif présent, du passé composé et du futur simple ;
  • Rédiger un texte facile à lire pour favoriser la respiration et le rythme ;
  • Aller à l’essentiel (format court) ;
  • Rester facile à comprendre pour l’auditeur.

La compréhension du sujet en radio

Il existe une forme d’accord tacite entre l’auditeur et le chroniqueur : la radio reste un support d’accompagnement et l’information se doit d’être concise et précise. Pour bien rédiger, il faut bien comprendre. Si on comprend mal, on rédige de manière ampoulée, on copie, on embrouille. Il est parfois tentant d’étaler ses connaissances à la manière du professeur. Conséquences probables ? Ennui, fatigue, mépris, zapping.

Le sens de l’accroche radio

Il en va d’une chronique radio comme d’un article de presse ou de métadonnées percutantes sur le web. Le titre et la description (souvent nommé le “chapeau”) de la chronique doivent donner envie d’écouter.

La première phrase est aussi primordiale que la chute : elle doit contenir l’information et capter l’attention. Si cette attention est gagnée, elle évite le zapping ou le décrochage. À la manière du cinéma, on zoome petit à petit sur les détails en démarrant par le sujet principal.

Le sens de la formule radio

Contrairement à un article de presse (que son support soit le papier ou l’écran d’un ordinateur), le modèle d’écriture est plus libre. Un chroniqueur ne peut se borner à lire un texte de facture classique. Il doit le faire vivre, le rendre théâtral, divertissant, émouvant, tranchant. Pour y arriver, le modèle sujet-verbe-complément ne peut être la norme. L’air de rien, cet aspect est souvent méconnu et mal appréhendé par de jeunes animateurs ou chroniqueurs qui cherchent à tout prix la plus belle phrase.

Mon conseil (aux stagiaires) tient, en général, en quelques avertissements pour uneécriture radio plus moderne et conviviale:

  • Ce n’est pas un concours de diction ou de syntaxe ;
  • Les périphrases ont plus d’impact que les phrases (en radio) ;
  • Le subjonctif et les subordonnées doivent rester rares ;
  • La répétition des mots permet d’insister sur les “mots-clés” de sa chronique (tout est question d’équilibre).

C’est de la radio : écrivez en parlant

Y compris dans votre tête. Une chronique radio est un exercice oral, fondamentalement. Vous ne dites pas l’information, vous la racontez. Si votre propre lecture est perturbée, corrigez, adoptez un synonyme, faites éclater la phrase en plusieurs périphrases. Appuyez vocalement sur les mots-clés et respirez à l’aide de la ponctuation et des conjonctions. On vous a souvent fait la leçon “on ne place pas ‘mais’ en début de phrase“? En radio, oubliez ces règles. Concentrez-vous sur les sons des mots et leur capacité à donner du rythme, de l’émotion, de l’attention.

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